samedi 19 novembre 2016

La recette inratable du week-end entre amis


Note : à vous d'juger

Difficulté : facile voire simplissime si t'as pleins d'amis

Coût : on s'en fout on est content d'se voir

Ingrédients :

- une douzaine de potes saoulés par leur semaine de boulot et qui ne rêvent que de se détendre.
- quelques enfants petits ou grands ; ça peut donner un peu de piquant surtout quand c'est pas les siens.
- une grande maison confortable, qui ne craint pas les débordements (au sens propre comme au figuré), à une distance raisonnable de Paris, pour que la fête ne soit pas gâchée par le temps passé à rentrer le dimanche soir.
- une cheminée, élément indispensable pour faire cuire la viandasse.
- une playlist de compétition contenant même le titre des "Sardines" de Patrick Sébastien, des L5 et leur "étincelle" : oui, je sais on touche le fond mais sur un malentendu, on pourra les passer.
- quelques breuvages avec et sans bulles, rouge, blanc, ça dépend, ça dépasse.
- de la bonne pitance.
- des objets de décoration pouvant servir lors des chorégraphies ; chapeaux, bougies, tulipes en bois...


Il est des week-ends entre amis, que l'on ne peut oublier  tellement les 24 heures passés ensemble, n'auront été qu'une succession d'éclats de rire, de partages, de bêtises, de discussions plus ou moins sérieuses, bref des week-ends "que quand" on arrive le lundi matin au bureau, on se surprend à rire tout seul en se r'faisant le film. C’est vrai qu’on ne peut pas dire que ce type de week-end soit du genre reposant mais le bénéfice est tel, que la fatigue ressentie au boulot le lundi, est rapidement balayée par les souvenirs et flashes de ces 2 jours au vert ou même rouge pour certains..
Nous ferons démarrer notre week-end le samedi midi ce qui permet à notre Hôtesse, arrivée la veille, d'ouvrir en toute sérénité la maison, et aux invités d'éviter la surexcitation du vendredi soir (sorties des écoles, dossiers à rendre à son chef impérativement avant d'partir, bouchons parisiens...). Pour plus de simplicité, nous appellerons la Maîtresse des lieux, "la Baronne".
La route a été bonne, le temps est plutôt clément. C’est un week-end d’automne comme on les aime, il fait encore beau et la chaleur est suffisante pour que l’on puisse fêter notre arrivée dehors. Les ¾ des invités triés sur le volet ou plutôt selon le débit de connerie, sont arrivés et savourent le panier campagnard apéritif servi dehors : toast de rillettes, pâtés en tout genre, de tout poil, Chinon tête de con ou cidre de Loïc sans Raison) ; la Baronne s'affaire déjà pour griller ses vilaines saucisses dans l'immense cheminée.
Les enfants déjeuneront à l’écart des adultes, ce qui est un prérequis pour laisser libre court à toute discussion qui dans le cas contraire, aurait pu faire l’objet d’une censure ; La patronne a tout prévu : la table est installée devant la cheminée pour les rejetons soignés à coup d'coca, saucisses, chips et petits suisses.
Pour les adultes : un repas léger à base de salades, merguez, fromage et moelleux délicieux. Rentrés à l’intérieur pour le déjeuner, certains convives ressortent pour le café car ont un peu plus chaud (à cause que l’Morgon, c’est bon). Ce sont ceux-là même qui privilégieront la sieste à la balade digestive champêtre proposée par la Baronne. C’est plutôt un truc de filles ce genre de balade et d’ailleurs, quand un mec se greffe à une promenade, ça nous arrange pas forcément…
On incite les enfants à venir pour éviter une surconsommation de tablette ; y en a toujours un sur le tas qu’est pas ravi et qui aura envie d'faire caca au bout de 10 minutes. Et puis, dans ce genre de balade, y’a souvent des sous-groupes qui se forment : les filles qui racontent des trucs de filles, les enfants qui courent devant (pour l’instant), le couple in love qui peut pas se séparer (grand bien lui fasse, qu’il en profite), le chieur (c’est l'cas d'le dire) qui est à la traine derrière et qui finira par comprendre que sa stratégie du caca ne marchera pas. J’vous passe les sujets de discussions, ça n’intéresse personne ; quoi que dans un week-end réussi, il y a toujours un moment entre meufs, pour des échanges plus ou moins sérieux et quelques secrets de femmes à faire pâlir les mecs tellement ils aimeraient être là ; ce qu’ils ne savent pas, c’est que généralement on parle de nous et pas forcément d’eux !! De nos fringues, de nos envies, de nos emmerdes, de notre boulot, de notre palmarès de mecs (passés j’entends)… On rencontre des tracteurs avec des conducteurs trop jeunes pour participer à "l’amour est dans l’pré" ; dans le village qu’on traverse, on tombe sur l’affiche du concert local organisé à la salle des fêtes pour le chanteur Bernard Toush, ce qui peut donner lieu à multiples commentaires ; le cherchez pas sur Internet, il a dû avoir une carrière "éphémère". Après deux heures de marche, pour ceux qui n’en peuvent plus, direction la maison et visite de la ferme d’à côté pour les plus courageux, histoire de faire un peu d’enseignement aux enfants qui ne se sont pas échappés, pour retrouver leurs tablettes.
Retour à la maison. Les derniers invités viennent d’arriver avec leurs enfants. Oui parce que dans un week-end, y'a toujours des personnes qui arrivent en décalé mais qui pour autant, se mettront vite dans l’ambiance. 
C’est le moment où certaines lisent des magazines hautement intellectuels achetés pour l’occasion. Pour peu qu’il y ait un test dans l’un d’entre eux, on a beau toutes dire que c’est vraiment débile, on finira par toutes (et parfois tous) le faire…
C’est l’instant sieste pour d'autres, bain pour les enfants, préparation de la braise et des amuse bouches. Une fois les enfants gavés de jambon coquillettes, la soirée peut enfin commencer. Le feu crépite avec fougue, petite musique d’ambiance toute douce, les flutes de champagne se vident  et se remplissent instantanément par un pouvoir surnaturel. Les conversations sont encore intelligentes ou presque.
Les côtes de bœufs sont maintenant prêtes ; le gratin dauphinois concocté par la Baronne n’attend plus que d’être dégusté. Mais pourquoi parle-t-on plus fort tout à coup ? Tiens, ça y est, Laurence (on l’appellera Laurence) a la voix qui déraille, c’est le signe que la soirée commence à vriller.
Et cette musique , quelqu’un a monté l'son ? on est passé de Charles Aznavour à David Guetta en l’espace de quelques gorgées de Bordeaux !! Et  c’est toujours la même chose, personne ne touchera aux fromages et les 3/4 des convives se retrouvent à danser comme des oufs, sous l’œil amusé des enfants qui devraient être couchés depuis longtemps. Allez c’est pas grave, ce soir c’est la fête. Les ados, eux, sont consternés de voir leurs parents se trémousser bizarrement sans aucune retenue et préfèrent s’isoler. Les titres s’enchainent grâce à notre DJ, appelons le Xavier ; les chorégraphies les plus débiles se poursuivent (et je sais de quoi je parle).
Et puis tout à coup, bim, c’est comme un coup d'bambou, les 2/3 n’en peuvent plus et montent direct se coucher. Le tiers restant est généralement pris d’une fringalite aigüe et donc passe par la case cuisine, histoire d’ingurgiter un petit casse-dalle avant la nuit bien entamée.
Pendant que tout l’monde ronfle, y' en a forcément un ou une qui ne se sent pas très bien et pour qui la nuit tanguera.
Le lendemain matin, on plaint ceux qui sont venus avec leurs enfants, lesquels n’ont pas encore intégré dans leur construction cérébrale, les bienfaits de la grasse ou grâce matinée.
La maisonnée se réveille au compte-goutte (de je ne sais quel liquide), les regards sont bovins, les cheveux plats et les voix plus que rauques ; je vous fais grâce des haleines… L’énergie de la veille a fait place à une sorte de mollesse plus que vaseuse. La matinée se poursuit avec des gestes ralentis pour beaucoup, surtout quand il s’agit de ranger les vestiges de la soirée.
Le soleil permet à plusieurs de sortir pour une balade réparatrice, certains prolongent leur nuit sur un transat car le soleil nous fait l’honneur de sa visite.
On partage tous un dernier déjeuner avec les restes de pitance qui sont généralement copieux. On rit pour un rien mais ça fait du bien et c’est tellement typique du manque de sommeil de lendemains de soirée agitée.
On n’a pas vraiment envie de se quitter et en même temps, on a presque hâte de rentrer chez soi pour s’avachir sur l'canapé...Le dimanche se termine au ralenti ; ce soir, on se contentera d’une soupe et d’un yaourt. En vous couchant, en repensant au week-end et comme toute bonne recette qui se respecte, vous vous promettez de la refaire rapidement.
Voilà, j’espère que vous vous êtes délectés à la lecture de cette recette. En tout cas moi, j’ai pris beaucoup de plaisir à vous la restituer, en essayant d'en conserver toutes les saveurs d’origine.

mardi 15 novembre 2016

La semaine dernière en 7 mots (ou expressions) #10


Lundi : TOLÉRANCE ZÉRO
J’assiste à une conférence durant laquelle l’oratrice française emploie des termes anglais car elle ne sait  pas les traduire en français, exemple : "le continuous improvement", l’amélioration continue quoi, c’est vrai qu'c’était compliqué à traduire … Exaspérant.
Mardi : HEAD AND SHOULDERS
Est-ce que quelqu’un peut expliquer à mon collègue qu’il est bon d’éviter de porter des pulls foncés quand on a des troupeaux de pellicules ?!! J’crois qu’j’vais vomir.
Mercredi : TRUMP
T comme Tartuffe ? R comme Requin ? U comme United ? M comme Maître du Monde ? P comme Paix ?
Jeudi : ESCARGOT
Plus de deux heures pour faire 35 km, une pluie plus que présente et battante, c’est à n’en pas douter, la journée d’l’escargot.
Vendredi : WEEK-END BEAUX PARENTS
Waston : "Mais Maman, si t’aimes pas le foot, t’as qu’à parler de trucs de femmes avec Grand-Mère".
Samedi : LE GOÛT DU TRAVAIL
Moi : "Watson,  sors de ces toilettes, tu as des devoirs à faire !"
Watson : "Je vais y rester jusqu’à la fin d’mes jours."
Dimanche : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
Vous qui passiez par là par hasard ou par choix,
Vous les témoins des scènes, les yeux remplis d'effroi,
Vous qui perdez un proche et êtes au désespoir,
Vous qui êtes une victime, et entrez dans l'Histoire,
Vous qui preniez un verre, tranquillement installés,
Vous qui êtes épargnés mais à jamais choqués,
Vous qui chantiez, dansiez, ce soir au Bataclan,
et qui si brutalement, vous retrouvez en sang,
Vous qui comme moi souffrez, de tant de Cruauté,
Nos larmes sans frontières, se mèlent à la Colère,
Ne perdez pas Confiance, sinon ils ont gagné,
Les valeurs de la France sont notre immense Fierté.

samedi 12 novembre 2016

Octobre, l'heure du bilan


Encore un mois qui à première vue est plutôt sympathique ; l’automne s’installe avec ses couleurs qui réchauffent et pour beaucoup d’entre nous, la fin de ce mois est synonyme de vacances.
Du chauffage, on en a bien besoin, parce que dès les premiers jours de cet octobre, on se les est caillés velu (en tout cas en région parisienne). C’est pas comme si au bureau, la Direction avait décidé de ne rallumer la chaudière qu’à partir de la deuxième quinzaine et que du coup, on était tous à travailler en polaire… Ces bureaux sont magiques comme la cantine : les chauffages sont à fond en été et HS en hiver ; la cantine a donc le chic pour nous proposer de petites salades fraîcheur jusqu’en avril et des tartiflettes à partir de mai. Mais revenons à l’épisode chauffage puisque lorsqu’il fut enfin décidé de le brancher, deux bureaux restèrent dans le froid dont le mien forcément…Fort heureusement un technicien intervint rapidement, provoquant une inondation dans mon 5m2 ; qui dit 5 m2, dit plusieurs de mes affaires personnelles et dossiers ruinées par l’eau noire croupissante du radiateur en fin d’vie…J’aime .
Il aurait été de plus dommage de ne pas profiter de ces températures vivifiantes pour ne pas choper le premier rhume de la saison, que nous nous sommes gentiment repassés entre collègues de bureau et que j’ai su partager par la suite avec mon entourage familial.

Un mois d’octobre également marqué par un premier appel de l’école, suite à une chute de Watson, soit-disant blessé au genou et boitant comme un fou.  Intervention de SOS Médecin qui grâce au talent de comédien de mon fils et sans doute également par précaution, lui fit "un arrêt de travail" de deux jours, en nous conseillant d’effectuer une radio à cette échéance si le mal était toujours présent. Bernant ses parents également, la radio fut faite pour un constat sans appel : RAS. Tu ne nous auras pas deux fois mon gars. Ah bein si, en fait, c’est déjà fait et ce, depuis la maternelle…
Inutile de préciser que la chute avait bien entendu troué définitivement l’un des pantalons acheté deux jours avant. Bein oui, parce que comme je vous l’avais expliqué en septembre, je n’avais pas fait de courses de fringues ; je me suis réservée ce petit plaisir pour le premier week-end d’octobre, avec un enfant tellement content d’enchaîner boutique sur boutique et qui maintenant donne son avis ce couillon !! Jusqu’à présent, c’était tellement fastoche la brioche ; il portait tout ce que j’achetais sans se poser la moindre question ; et bein c’est TER MI NÉ, il ne "kiffe" que les tee-shirts à manches longues et les gilets à capuche, tout cela en coton bien sûr à cause que la laine, ça gratte.
Assez parlé de lui, à moi. Côté frippes, j’ai aussi refait un plein extrêmement féminin à base de jean’s, New Balance, bottines et gros pull. Faudra donc que j’y retourne car j’ai mes culottes qui grisonnent comme mes tempes (cf "Et oui t’as plus vingt ans Charlie").

J’ai encore une fois dû jouer à la maman modèle et ai donc pris rendez-vous avec la maîtresse Madame Pavochko, histoire de faire un point sur le travail et le comportement de Watson avant les vacances de la Toussaint. Accueil très froid de la maîtresse mais qui a fini par comprendre que j’étais de son côté et que je n’étais pas là pour lui foutre un procès. N’empêche que le Watson, c’est pas encore gagné et il nous faut parfois faire preuve d’énormément de créativité pour lui faire comprendre certaines leçons ; exemple : Watson ne comprend pas ce que signifie que  "l’adjectif s’accorde avec le sujet". Très  simple : "Bonjour sujet, moi je suis l’adjectif et je suis toujours d’accord avec toi donc si t'es une fille, je suis une fille,  si t'es un gars bein chuis un gars". Idée de mon "marai" qui adore endosser des rôles d’adjectif, de polygone, voire de soustraction ; lequel "marai" est un peu spécial depuis que nous avons regardé ensemble une émission sur le pouvoir des animaux avec Michel Cymes : on y a vu notamment un reportage sur l’équithérapie, impressionnant au demeurant. Et bien depuis, Sherlock veut se lancer dans la "cochondingothérapie" ; ah oui parce que j’ai oublié de vous dire que depuis 10 mois, nous hébergeons un cochon d’inde mais j’aurais certainement l’occasion de vous expliquer  le pourquoi du comment dans un prochain billet.

Rayon loisirs, re week-end à la chaumine (http://la-chaumine.jimdo.com) en bonne compagnie, à coups de côte de bœuf, tagines d’agneaux aux abricots, chorégraphies, lendemains compliqués parce que fatigués et peut-être un peu interloqués des messages et vidéos laissés sur les réseaux sociaux…

Et le sport ? Hein ? Quoi ? Quelqu’un m’a parlé ? C’te honte, pas un seul footing et j’ai beau chercher, j’trouve pas d’excuse. Allez, on va dire que mon rhume m’a sonnée tout le mois. L’important, c’est de s’y remettre dès novembre, avant que Mère Feignasse me prenne totalement sous son aile…

Côté  "irritants" : si je vous dis boîtes aux lettres, vous me répondez catalogues de Noël. De plus en plus tôt on dirait ; et si encore y en avait qu’un catalogue, on pourrait se dire que c’est à cause de la stagiaire du Marketing de chez Carrefour qui s’est gouré dans le retroplanning et qu’a fait partir les envois par erreur. Mais non, ils sont plusieurs et sont bien sûr relayés par la téloche !!

Dans la rubrique people, on nous a bien gavé avec la grosse pouffe de Kardashian. Trump nous a bien fait marrer avec ses accusations concernant Hillary et sa consommation de stupéfiants ; hilarant. Bon le truc positif, c’est que le gros pervers féroce, il a perdu des voix ce mois-ci avec son "respect" pour les femmes. Et sa propre épouse qui pour rattraper l’coup qualifie son époux dans une interview  de "gentleman"…Y'a plus qu’à attendre Novembre...
Et puis y a la disparition de "Monsieur Cinéma" au physique tellement atypique ; perso, il aura marqué toute mon enfance avec son allure de gros nounours tout doux à la voix et au regard tellement sympa.

Et enfin, il y eut les vacances de la Toussaint, qui pour beaucoup sont le sursaut coloré de l’automne, parfois chaud avant la période d’hibernation. On a choisi le Loiret cette année près de la forêt d’Orléans : encore un gîte sympa pour 9, idéal pour les enfants et bourré de charme (www.gitedupontdebois).
Malheureusement, y’a des moments qui nous rappellent que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais plutôt un torrent de larmes, à cause de disparitions qu’étaient pas du tout prévues (cf mon post "Merci Valérie, VAF, Val"). Alors on s’en remet parce que y pas l’choix ne serait-ce que pour l’entourage qui a besoin de nous voir vivre et sourire encore et toujours. Et c’est ce même entourage famille et amis qui nous aide à franchir ces étapes de la vie qu’on voudrait connaitre le moins possible.
Le mois se termine avec Halloween ; le seul truc que j’apprécie dans cette importation américaine du pays des Simpson, c’est la citrouille éclairée, parce que dans la nuit, c’est joli.
Pour conclure, un mois plutôt bien rempli qu’est passé comme une comète. À propos de comète et bein une étoile filante, j’en ai aperçue une au fin fond de mon Loiret ; alors évidemment, je m’suis dit que vu que c’est pas vraiment la saison pour en voir, c’était forcément un signe…
6 sur l’échelle de STESER.

mardi 8 novembre 2016

La semaine dernière en 7 mots (ou expressions) #9


Lundi : NON MAIS HALLO OUIN !!
Bien contente d’être isolée en pleine campagne et de pouvoir ainsi éviter le grand cirque de la citrouille et de sa foire aux bonbons.
Mardi : GIGOT D’7 HEURES
Dommage que les écrits ne laissent pas filtrer les odeurs de la viande confite au porto et jus de pommes pour remplacer le liquoreux que t’as pas, parce que tout est fermé l’premier novembre. Une tuerie (juste).
Mercredi : DIÈTE
Retour de vacances classique : ranger, laver, dîner léger à coups d’San Pé, avant d’aller s’coucher pour affronter la rentrée.
Jeudi : LE SAVIEZ-VOUS ?
Il y a 30 ans jour pour jour, Julie PIETRIE et son inoubliable "Eve lève-toi", passaient numéro un au TOP 50. C’est pas d’l’info ça ? Merci Tatie Charlie.
Vendredi : FIFTY SHADES OF GREY
Merci à toi Novembre, de nous permettre de savourer dès tes premiers jours, la pluie, le gris, la nuit.
Samedi : "ET C’EST TANT MIEUX PARC’QUE J’FRAIS PAS ÇA TOUS LES JOURS."
Entre aller me geler les meules sur les bords d’un terrain de foot à perpète la galette et récurer l’appart, le choix est vite fait.
Dimanche : LE MARCHÉ THÉRAPIE
Je réalise qu’un marché est en fait à l’opposé de ce que l’on croise au quotidien : de la couleur, de bonnes odeurs, des sourires au kilo, des personnes qui font la queue sans stress, des échanges spontanés.

samedi 5 novembre 2016

Et oui, t'as plus 20 ans Charlie

Dans un post récent intitulé "ça m’énerve", je vous ai fait part de quelques sujets d’irritation intense. Comme je l’expliquais en introduction, j’ai le sentiment que les années passant, le potentiel de tolépatience (contraction de tolérance/patience) s’estompe gentiment mais sûrement. Je vous propose donc de vous lister ci-après quelques indices qui peuvent vous aider à prendre conscience que vous n’êtes plus de la première fraîcheur parce que l’on a tendance à l'ignorer et que jeune, on aimerait bien le rester.
Les cernes sous les yeux
Personnellement plus ça va, plus j’ai des valoches Samsonite noire qui manifestement sont loin de passer inaperçues. Du coup j’ai régulièrement droit le matin en arrivant au boulot à : "Salut Charlie : ouhhhhhhhhhhh ben dis-donc, ça a pas l’air d’aller aujourd’hui, t’as l’air épuisé, t’es malade ?"
Moi : "non non pas du tout, au contraire je vais très bien."
-"Et bein, t’as vraiment une sale gueule pourtant !"
Alors là moi, perso, ça me fout en rogne total ; du coup, je fonce aux chiottes avec mon stylo magique (Touch Eclat de Dior), histoire de clarifier le regard pour éviter de ressembler à Jeanne Mas(se).
La vue qui chute
Restons dans la partie regard. Ca fait deux fois que je vais chez l’ophtalmo, qu’il me prescrit des verres progressifs mais que moi, je ne progresse pas dans le domaine. J’y arrive pas c’est plus fort que moi ; je fuis, je refuse. Alors tous les matins, je suis comme le moteur d’une vieille voiture, faut que mes yeux chauffent avant de voir clairement les choses. Bon j’avoue, je triche aussi : sur mon portable, j’ai grossi la police des sms depuis peu.
Et je suis prête à écrire à "50 millions de consommateurs" pour dénoncer les modes d’emplois  ou les conseils de préparation sur les plats cuisinés écrits en police -10. Nan mais sans déconner !!
La peau flétrie
Prenez votre bras, mettez-le en l’air, tapotez le triceps ; si ce dernier a des allures de gelée anglaise, vous êtes en phase de défraîchissement.
Si au niveau du ventre, des fesses, des seins, vous auriez besoin de tendeurs, vous savez les trucs qui vous permettaient de faire tenir votre serviette de bain sur le porte bagages de vos vélos quand vous étiez jeunes et joli(e)s…vous êtes également concernés par cette phase. C’est aussi vrai pour vous les mecs ; vous aussi vous vous affaissez et vous vous dégarnissez ; j’avoue que parfois, j’aimerais bien aussi me dégarnir mais pas forcément du même endroit…classe, frais, élégant ; tout moi quoi.
Les Accouphènes
Avant d’être concernée, j'avais déjà entendu parler de ce phénomène que je rangeais dans la catégorie des désagréments psychosomatiques des grabataires ; des sifflements dans les oreilles, nan mais allo quoi  !! C'est dans la tête que ça se passe !! Et bein non, ça touche aussi les quadra comme moi et c'est bien dommage parce que le silence est précieux car il s'écoute comme n'importe quel son;  il est bienfaiteur, réparateur et paradoxalement enchanteur : je comprends mieux l’expression : "le silence est d'or".
En même temps, je remercie mon entourage familial qui m’aide au quotidien à surmonter ce sifflement : en effet, Sherlock et Watson "blabloutent" en permanence, ce qui fait du silence une donnée que je ne côtoie que rarement, quand tout le monde dort par exemple.
Cheveux qui blanchissent
Et oui, ce sont généralement les tempes qui se font remarquer les premières. Chez les hommes, ça peut augmenter leur capital séduction. Chez les femmes, laisse tomber si c’est qu’au niveau des tempes que ça se situe, ça fait limite négligé ; alors toi, femme des années 2016, tu banques plus de 100 euros tous les 2, 3 mois pour un peu de teinture qui pue et qui gratte quand on te la tartine.
J’ai dû changer récemment de coiffeuse qui avait pourtant su trouver la couleur qui me plaisait ; elle n’était plus étanche (pas ma couleur, la coiffeuse ; j’avais  parlé de sa personnalité dans mon post "Le salon de coiffure un sujet épineux tiré par les cheveux') ; bref la dernière fois qu’elle m’a coiffée, dans un état secondé par les psychotropes ou boissons alcoolisées, elle s’est pétée la tronche de son tabouret ; je me demande encore comment ce jour-là, je ne suis pas ressortie la boule à zéro avec une crête, tellement son coup de ciseaux était loin d’être précis. Depuis, je suis teintée par une nouvelle coiffeuse et force est de constater que y a peut-être plus de cheveux blancs mais que la couleur orangeasse pétasse ne me satisfait guère mais si Halloween est dans l’coin.
Système nerveux
Au-delà des bouffées d’énervement sans queue ni tête, il est un phénomène nouveau particulièrement agaçant ; celui de prononcer un mot pour un autre ; exemple véridique : "le 11 novembre est un  jour fermier… ".
Et puis pour compléter le tableau, y a aussi les choses qu’on oublie, les noms des personnes, les choses qu’on a sur le bout de la langue mais y a tellement de choses qui sont sur ce put… bout de langue, que ça déborde de partout et que c’est peut-être pour cela que certains d’entre nous postillonnons plus qu’avant…
Le degré d’exigence
Vous vous souvenez de l’époque où on dînait au débotté les uns chez les autres ; chacun apportait un truc et généralement on se faisait des pâtes ou des pâtes (éventuellement une pizza) avec un vin quelconque. L’important c’était de se retrouver, le reste était bien secondaire. Toute ce qu’on en est aujourd’hui, on aime bien quand c’est planifié,  on a envie de convivialité haute de gamme c’est à dire de bien bouffer, de se faire plaisir (Fuck le cholestérol)  avec les vins qu’il faut pour accompagner. Et c’est même d’ailleurs parfois surprenant de voir combien le maître de maison s’énerve si le vin qu’il a sorti est bouchonné. Il y a quelques années, la bouteille aurait quand même été bue…Oui mais ça, c’était avant.
Le capital patience
Il parait que c’était une de mes grande qualité ; je dis bien "c’était" car j’ai pleins d’exemples qui me viennent en tête et qui aujourd’hui démontrent le contraire :
- Quand le feu est vert et que le mec devant moi ne l’a pas vu.
- Quand une personne devant toi marche tout doucement au milieu de la rue.
- Quand la personne à la caisse d’un supermarché prend son temps pour ranger ses courses et payer (cf mon post "ça m’énerve").
- Quand on te raconte une histoire pour la énième fois : alors moi, personnellement, ça m’arrive assez souvent car mon "marai" a depuis que je le connais, une légère tendance à se répéter (et ceux qui le connaissent peuvent en témoigner). Au début de notre histoire, je l’écoutais religieusement et j’enchainais sans broncher 6 ou 7 versions finalement identiques de l’histoire ; je buvais ses répétitions. A présent, je suis bien obligée d’avouer que j’ai légèrement changé d’attitude ; je le regarde d’un air neutre, lui coupe le sifflet dès la redite en lui signifiant qu’il me l’a déjà racontée et je quitte la pièce.
 
Allez, j'vais m’arrêter là pour cette fois ; ma liste n’est malheureusement pas exhaustive ; j’aurais pu parler de la résistance à la fiesta patata, que quand tu te couches à pas d’heure, tu mets trois jours pour t’en remettre, j’aurais pu parler de la sagesse que je n’ai pas encore mais qui, parait-il, s’acquièrt avec les années, au détriment de l’insouciance qui vacille à ses côtés.
Gardons-en pour plus tard, et puis faut que je vous laisse, mon infusion va r’froidir.








mardi 1 novembre 2016

La semaine dernière en 7 mots (ou expressions) #8


Quand la maxime "Carpe Diem" prend tout son sens.

Lundi : MAGNÉTISME
C’est fou comme tous les lundis matins, mon corps subit une violente attraction horizontale vers mon lit. Chuis à l'inverse de la poussée d’Archimède (sans liquide) : la force verticale, connais pas.
Mardi : MOT À MAUX
Quand votre respectable chef vous explique que régulièrement il mélange les prénoms des gens depuis qu’il est tout petit et qu’il devrait se faire "autopsier"…
Mercredi : CRÉTEIL
En partance pour nos vacances, nous passons devant la Direction Créteil ; rien que lire ce nom, je l’associe automatiquement à Balasko et son "Et Hop à Créteil".
Jeudi : VAL
Annonce d’un accident irrémédiable de la vie qui s’éteint alors que l’épanouissement a frôlé l’apogée.
Vendredi : INDIGESTION
Je suis pleine de tristesse, de colère, d’incompréhension, j’ai du mal à digérer.
Samedi : CONTINUER
Comme le titre de ce livre magnifique de Laurent Mauvignier, savoir continuer même quand des évènements "de la vie" nous bouleversent, continuer sans oublier.
Dimanche : VIN SUR VINGT
Waston à son Grand-Père :"J'aimerais bien goûter du vin."
Réponse :"Je t’en ferai goûter quand tu auras 15 ans."
Watson : "Tu seras toujours vivant ?"

vendredi 28 octobre 2016

Merci Valérie, VAF, Val


Actuellement en vacances au fin fond du Loiret, je commence des vacances paisibles. L’endroit est superbe, la maison confortable, une maison pleine de sculptures qui me rappellent celles d’une de mes connaissances ; je le dis d’ailleurs à mon mari.
Ces vacances s’annoncent radieuses et reposantes ; le seul hic, la connexion portable et ordinateur est compliquée et je suis obligée de me déplacer dans un endroit bien précis de la propriété pour écouter mes messages. Et justement j’en ai un de message.
J’écoute et j’entends le message de mon amie Do qui me dit, d’une voix lourde d’émotions : "j’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer" ; avant même d’entendre la suite du message, je sais qu’il s’agit d’une disparition et en l‘espace de quelques secondes j’envisage toutes les possibilités, sauf celle-là.
Je suis au milieu d’un champ,  je regarde  les chevaux au loin et j’entends le nom de la victime : VAF, ma chef de MPF, la boîte dont je vous ai parlé, où on s’est tellement marré et qui m’a énormément apporté.
Je n’y crois pas ; je suis seule, je cherche un soutien physique ou moral mais tout autour, c’est un champ avec ses animaux et le bruit des voitures au loin ; la vie continue alors que moi j’ai le souffle coupé.  Je réécoute le message parce que je n’y crois pas ; il n’y a pas d’erreur, c’est bien d’elle dont il s’agit.
Elle, c’est une femme de 49 ans,"Marketeuse" chez MPF, qui décide un jour de se mettre à la sculpture, parce qu’elle aime ça, tout simplement. Et puis, elle  suit son mari muté en Asie et tous deux s’installent avec leurs enfants à Bangkok. Après quelques années son nom, sa signature VAF devient VAL ; elle fait partie des artistes renommés, et multiplie les expositions en Asie.
Pour beaucoup d’entre nous, anciens ou actuels  MPF, nous sommes admiratifs de cette femme qui grâce à sa passion et certainement un travail acharné, devient une artiste d’exception. Son épanouissement fait plaisir à voir et on l’envie. Elle communique sur Facebook, poste des photos de ses oeuvres qui nous scotchent tellement c’est beau, nouveau : ses dernières œuvres sont époustouflantes, elle mélange les matières en ajoutant avec tellement de talent  le verre de Murano.
Merci Facebook qui permet à plusieurs d’entre nous de suivre son évolution, de rêver, de comprendre que les passions peuvent conduire si loin, de la voir épanouie elle VAF devenue VAL, toujours aussi simple, avec ce même sourire, sa voix caractéristique, sa joie…de vivre.
On ne voyait sans doute que le bon côté mais ça nous suffisait pour croire que la vie peut être tellement source de bonheur, d’accomplissement, qu’il faut croire en soit, en ses capacités, en ses talents et ne pas les refouler de peur de ne pas être… à la hauteur.
Alors quand tout s’arrête si brutalement, on a envie de hurler, on est anéanti, dévasté et on se souvient. Chacun a ses souvenirs : sa voix pour certains, son sourire, le sourire de la vie, son regard, sa mèche de cheveux, son pas de danse, des moments passés avec elle, sa gentillesse, sa naïveté qui nous faisait tellement rigoler.
Merci VAF pour tout ce que tu nous as apporté ; bien sûr ce n’était pas ton heure et ça nous rend fou, ça nous remplit de colère, d’incompréhension mais ta disparition  me donne encore plus l’envie de faire, d’oser, de ne pas s’arrêter.
Comme beaucoup d’entre nous, je suis fière de t’avoir connue, toi  petite étincelle de la vie qui aujourd’hui, je veux le croire, deviens une étoile brillante, une sorte de repère dans ce ciel automnal et demain, de toute autre saison.
Je me souviens à l'époque de MPF, de tes mains, de tes ongles rongés par le stress d’un travail que tu aimais mais qui sans doute ne correspondait pas à tes aspirations. Paradoxe de la vie, quelques années plus tard, tes mains deviennent les auteurs de ton talent artistique, de ta passion qui te permettent de te réaliser pleinement. C’est beau, c’est fort, c’est unique comme ce que tu étais.
MERCI.